jeudi 10 janvier 2008

L’utilisation de Process Com en situation réelle

Dans le cadre de notre travail de réflexion sur les problématiques de gestion de conflits et de motivation d’équipes, nous avons eu l’occasion de travailler avec notre agence de relations presse sur l’utilisation de nos méthodes Process Com en cas concrets.
Taibi Kahler (auteur de la méthode Process Com) a écrit un certain nombre de publications sur les méthodes d’individualisation du Management et du Leadership, nous vous proposons , dans cet article, de retracer une partie de sa vision , retravaillée par les formateurs Fed Entreprises, pour travailler sur les cas pratiques de Formation en Entreprises ou de Coaching auxquelles nous avons été confrontés.. .
Ces deux cas de figure sont réalistes et sont cités en exemple afin de comprendre les mécanismes de fonctionnement de chacun en situation de stress ou dans leurs relations de tous les jours avec les autres. Les phrases sont découpées en éléments très courts afin de vous permettre de bien cerner chaque éléments de la personnalité de nos protagonistes. 
 
Premier cas d’étude : Marc, 48 ans, est depuis un an Directeur des Opérations Stratégiques dans un grand groupe dans lequel il a fait sa carrière en gravissant un a un les échelons. Il y est rentré il y a plus de 25 ans et y a exercé tous types de métiers pour finalement se retrouver à un poste comportant un fort enjeu car en relation directe avec le PDG nouvellement arrivé.

C’est un homme intègre et sérieux qui a gagné la confiance de la nouvelle équipe dirigeante. La période la plus difficile de la fusion réalisée deux mois plus tôt étant passée, c’est le moment de la mise en place de grands projets tournés vers l’avenir.La Direction dont Marc a la charge pilote tous les projets dits Transverses. La conduite de projet et l’accompagnement du changement sont les « dadas » du big boss.Le projet le plus important pour les trois ans à venir : l’accompagnement du remplacement du système informatique est confié à Marc.Il doit bâtir le plan d’action, nommer les responsables de projets et s’assurer de la bonne marche de ce gros projet en coordonnant toutes les directions concernées (c’est-à-dire TOUTES les directions du groupe !)Très vite il n’en dort plus la nuit.
Son souci principal et il le dit souvent comme une plaisanterie est que sur les 7 000 collaborateurs du groupe, il lui faut trouver 25 coordinateurs et que les critères sont complexes.Il confie à Jacques (Base et Phase Rebelle avec un 2e étage Travaillomane), son collaborateur direct, responsable des projets liés à la communication, la coordination des contenus de formations techniques.

Jacques, vient de la Direction de la com où il a été longtemps sous-employé. Sympa, plutôt fantaisiste d’apparence, Jacques n’en est pas moins un organisateur hors pair selon Marc.
Marc a pourtant surpris tout le monde en prenant Jacques dans son équipe car il semble être tout sauf organisé. Marc s’est donné comme défi de lui faire acquérir cette compétence coûte que coûte. Il dit souvent que ce sont les potentiels des hommes qui sont important, plus que leurs compétences !
Deux semaines après avoir confié à Jacques la coordination des programmes de formation, Marc demande à le voir pour faire le point. Jacques a bien avancé mais ne fournit que la moitié des informations que Marc espérait. Jacques lui demande de lui faire confiance. Tout ira bien. Marc n’en dort plus la nuit dès cet entretien et rapproche les réunions de bilan. Et s’il s’était trompé sur Jacques…
Jacques commence à présenter des signes d’exaspération et plaisanter mal à propos sur la tension que montre Marc.

Passé deux mois, Marc décide de retirer le projet à Jacques. Il le reçoit dans son bureau pour faire un entretien de recadrage. Jacques apporte ce jour-là suffisamment d’éléments pour rassurer Marc (à sa grande surprise). Il décide de lui proposer de continuer, mais en gardant un œil très vigilant sur Jacques en faisant des points quotidiens. Dans les semaines qui suivent, Jacques donne l’impression à Marc d’être bien moins malin et compétent qu’il ne l’imaginait. Tous les deux dorment mal et vivent ce projet comme une épreuve.

Marc présente une base
Travaillomane et une phase vécue Persévérant, sa phase actuelle est Rebelle. Jacques est base et phase Rebelle avec un deuxième étage Travaillomane. Marc peut percevoir le potentiel de Jacques et l’apprécier parce que Jacques sait nourrir les besoins de sa phase actuelle rebelle. Ayant traversé une phase persévérant il apprécie la franchise (plus que la candeur) que montrent les personnes en base Rebelle (ou dit autrement : ils n’ont pas peur de lui et se montrent honnêtes dans leurs réactions)Marc se dit que ce qu’il lui reste à faire c’est de finir la formation de ce collaborateur tout en gardant un oeil sur lui…

Jacques est ravi de la confiance qui lui est faite et ne changera cependant pas ce qu’il est pour satisfaire aux standards de conformité de l’Entreprise.Sa question existentielle “suis-je acceptable” est stimulée. Le surcontrôle de Marc l’invite dans son propre masque de Blâmeur et il finira par partir en disant que c’est la faute de Marc.
Ayant un deuxième étage
Travaillomane, le potentiel de Jacques est donc étouffé par les bonnes intentions de Marc qui arrive au résultat contraire à son ambition.Marc relève un défi qu’il ne parvient pas à relever et porte des masques à la place pris dans les scénario déclenchés par “sois parfait” enfant et parent.

Voici ce qu’on aurait dû conseiller à Marc: "Lâche la bride. Vérifie simplement pour te rassurer que des erreurs graves ne sont pas commises (tu verras par toi même que ce n’est pas le cas). Donne de la variété dans les tâches et fais avec Jacques les trucs longs termes ou lourds.”

Voici ce qu’on aurait dû conseiller à Jacques:”Donne des infos simples et structurées à Marc. Appelle le pour te faire accompagner sur les forts enjeux. Dis ce qui t’ennuie de faire et négocie de l’aide. Profite de ce projet pour t’amuser et prendre du gallon”.
  

Second cas d’étude : Golf entre amis.

Aujourd’hui, on sait combien la performance de l’équipe, au de delà de ses compétences techniques, est liée au climat qui règne à l’intérieur. Process Com est un outil structuré et bienveillant qui permet de mettre en mot l’altérité. L’autre est différent, il a d’autres besoin que moi.

Cependant, nous avons le devoir de fonctionner ensemble au mieux de nos compétences respectives. En comprenant la source des motivations de chacun, je peux construire et aménager mon management pour qu’elle prenne en compte la spécifié de chacun. Process Com permet de transformer la différence, source potentielle de rejet, en construction de complémentarité utile à l’atteinte des objectifs de l’équipe.

Pour imager l’utilisation de cet outil, je vais vous raconter une partie de golf avec Christophe, Pierre, Grégoire et Stéphane. Chacun narre sa partie : Grégoire est très heureux de raconter ses énormes Drives, 30 m de plus que les autres, qu’il a tapé au départ du trou 10 et du 14. Pierre lui parle de sa régularité, de ses 34 putts aujourd’hui alors que sa moyenne habituelle est de 37.6, de son peu de coups ratés et de sa précision dans les approches. Christophe lui est content d’avoir passé un moment avec ses amis et parle plus des échanges qu’ils ont eu, des crises de rire communes quand Grégoire est tombé 3 fois dans l’eau au trou n°5. Quand à Stéphane, lui, il est heureux d’avoir pu jouer, ici, dans ce club de tradition, il insiste sur la nécessité impérative au golf de respecter l’étiquette et les règles. Il croit fondamentalement en la vertu éducative de ce jeu, parce qu’il est convaincu que sans travail on ne peut faire un bon score.

Michel, leur entraîneur, sait que lors du prochain entraînement collectif, il devra pour les motiver s’adresser à eux différemment : il mettra Grégoire au défi de faire 18 trous sans perdre une balle, n’oubliera pas de blaguer aimablement avec Christophe, d’évoquer avec Pierre ses statistiques et les progrès effectués en un an, quand à Stéphane, il lui demandera quelle partie du jeu, il est important pour lui de travailler.C’est ainsi qu’il fait depuis 3 ans, les progrès individuels sont fulgurant, l’équipe reste soudée et en plus elle devient de plus en plus performante lors des championnats régionaux.

L’outil Process Com, au delà de sa formation technique, est le principal outil que Michel utilise pour les joueurs. Et depuis qu’il utilise cet outil, non seulement ses élèves progressent plus vite, mais en plus, son carnet de commande ne désempli pas.

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