mardi 26 février 2008

Les premiers instants d'un entretien

La première impression que vous donnez à votre interlocuteur lors de votre première rencontre est la plus importante. En effet, mettons-nous à la place de cette personne qui nous reçoit : Qui est cet intrus qui vient jusque dans mon bureau, pour me présenter son produit, ses services ? Il s’agit de la première image que vous donnez à votre interlocuteur, à qui vous parliez auparavant par e-mail ou par téléphone. Outre le fait qu’il soit nécessaire de faire bonne impression, il faut que votre interlocuteur ait envie de continuer à vous écouter, à collaborer. Dans la plupart des cas, ces premières minutes se passent bien. N’oublions pas que si vous arrivez à cette première entrevue, c’est que votre offre de service a déjà séduit votre interlocuteur.

Voici un excellent exemple de ces deux premières minutes manquées. Il ne s’agit pas d’un entretien d’embauche, mais d’un rendez-vous commercial. Vous conviendrez que ces types d’entretiens présentent des similitudes intéressantes. La semaine dernière, je rencontrais un client dans ses locaux, pour analyser avec lui une problématique globale de ressources humaines. En effet, cette personne n’arrivait pas à déléguer son pouvoir au nouveau chef d’atelier qu’il avait promu quelques mois auparavant.
Au téléphone, je proposais de travailler sur ce point particulier, et avais commencé à écrire quelques idées sur le papier. Les techniques de commercialisation dans le domaine d’activité du client sont tellement spécifiques, que celui-ci était déjà sur la défensive avant même que je ne commence à me présenter.

Après deux minutes, après ces fameuses deux minutes, je n’étais toujours pas arrivé à gagner cette confiance. La personne que j’avais en face de moi continuait à montrer de la méfiance, et je ne voyais pas d’échappatoire. Passé un quart d’heures, je finis par demander à cette personne ce qui n’allait pas, et pourquoi nous partions d’un si mauvais pas. J’ai compris que je ne pouvais pas être la personne qu’il fallait à cette entreprise pour résoudre ce problème, et plutôt que de faire perdre son temps à cette personne, je lui ai proposé de cesser notre rendez-vous et de se quitter « bons amis ». Cette réaction a beaucoup surpris mon interlocuteur, mais, une fois cette décision prise, et par respect pour son point de vue, je suis parti.

Selon vous, si j’avais mieux préparé mon entretien, et m’étais renseigné sur les us et coutumes du domaine d’activité de cette personne, comment se serait passé l’entretien? Que retirons-nous de cette mésaventure? Mes recommandations sont doubles:

Soignez votre pitch, votre première présentation, votre accroche. Votre interlocuteur doit avoir envie de discuter avec vous, de vous parler.

Captez au préalable toutes les informations nécessaires à la compréhension de la problématique de votre interlocuteur, et éventuel futur responsable.

France, quand tu nous tiens...

Dans un contexte de travail de plus en plus européen et international, qui ne s’est pas un jour posé la question de savoir si l’herbe ne serait pas plus verte en allant exporter ses compétences de l’autre côté de nos frontières?Alors au cas où l’idée vous trotterait encore dans la tête, voici une étude comparative (très sérieuse je vous assure !) de quelques pays et de ce à quoi il faut s’attendre quand on quitte la « Mère Patrie » pour:

La Belgique : Avec des centaines de bières différentes et des loyers 3 à 4 fois inférieurs aux loyers Français, la Belgique peut sembler une destination rêvée à qui recherche l’évasion dans un pays francophone. Attention cependant aux charges sociales (compter 50% du brut), aux galères administratives, ou tout simplement aux arnaques, dans un pays où la Loi n’est pas appliquée aussi scrupuleusement qu’en France. Les salaires sont un peu plus bas qu’en France, toutefois sachez qu’en Belgique on vit un peu mieux avec bien moins mais… prévoyez aussi un parapluie, ce n’est pas du luxe…….

L’Allemagne : A l’opposé des Belges, les Allemands sont très rigides et ne tolèrent que difficilement les entraves au règlement. Voici pour l’ambiance de travail…Sorti de cette caractéristique, sachez cependant que si le niveau de vie est proche de celui de la France, les taxes y sont supérieures. C’est cependant un pays assez sécurisant où l’imprévu n’a pas beaucoup de place, avec un train de vie un peu plus confortable qu’en France. Prévoyez quand même un parapluie !…

La Suisse : Les témoignages concordent : 25% de taxes en moins, mais un coût de la vie supérieur à la France. Notez aussi que ce sont les employeurs qui s’occupent en général de toutes les formalités requises pour travailler là-bas. Et pourtant… que la montagne est belle ! Prévoyez quand même un parapluie….…

L’Angleterre : Commençons par là, un parapluie? oui. Un masque à gaz pour les quelques alertes “Air Quality Low” ne serait pas de trop non plus. Le grand avantage d’un travail à Londres est le dynamisme évident de ce microcosme économique : nombreuses y sont les opportunités de travailler pour des sociétés de renommée mondiale, celles-ci préférant tout particulièrement cet endroit pour le faible taux de taxes qui y sont pratiqués.
Les salaires y sont plus élevés que dans notre hexagone => ce qui ne sera pas de trop pour subsister sur cette île où beaucoup de choses se font rares, à commencer par l’espace vital…Par contre, de faibles taxes raviront les noctambules inconditionnels qui, eux, ne sauront résister à l’appel de la City, ville sans conteste des plus vivantes.…

Le Luxembourg : On l’appelle Conf***ma : “Le pays où la vie est moins chère” ! Ce “paradis” s’enorgueillit en effet des taux d’imposition les plus bas d’Europe, assorti d’un coût de la vie assez faible, excepté en ce qui concerne les loyers, presque comparables aux loyers parisiens. Sortis de là, si votre moral est directement lié à votre compte en banque, alors avec 2 parapluies vous devriez y être très heureux !…

Les Etats-Unis : Choisissez bien votre destination , à l’instar de Londres en Angleterre, peut-on imaginer partir ailleurs qu’en Californie, ou, à la rigueur, dans le Colorado ? Votre parapluie, qui vous aura tant encombré durant votre voyage ornera d’office la première poubelle venue. Les salaires y sont considérables dans un pays où la vie est moins chère: certains états ne pratiquent pas la TVA, par exemple. Le problème ici est de trouver la compagnie qui consentira à vous aider dans la longue et difficile route qui vous mènera à l’obtention du VISA, voire de la Carte Verte, au bout de deux années sans histoires...Sinon...

L’Arabie Saoudite est un paradis sans taxes. Les salaires y sont plus que confortables (avec villa et voiture climatisées, pension-retraite, sécurité sociale, avion et frais en sus), et quelques années à regretter votre parapluie dans ces prisons dorées, pourraient bien vous amener à une retraite bien méritée.

Vous pouvez aussi aller dans les Pays de l’Est, Roumanie, Tchéquie, Slovaquie… Il semble assez paradoxal de dire que c’est aussi dans les pays les plus démunis que vous avez une chance d’avoir un train de vie des plus démentiels.

Enfin, les francophones convaincus peuvent espérer beaucoup d’une carrière au Canada mais là, le parapluie devra impérativement s’assortir d’une doudoune bien molletonnée !!!:)

mardi 5 février 2008

La chasse de tête dans le TGV

La semaine dernière, alors que je m'adonnais à mon trajet favori en TGV, je fus très surpris de faire une rencontre parfaitement inattendue.

Vous savez pertinemment qu'il est vivement recommandé de téléphoner sur les plateformes, et ce dans le but de ne pas déranger vos voisins. Ce que vous ne savez pas forcément, c'est que lorsque vous téléphonez dans un wagon, tout votre entourage profite de votre conversation. Ainsi, alors que cette personne était en pleine conversation engagée au sujet des résultats de ses équipes commerciales terrain, j'ai prêté une attention particulière à ses propos.

  • "Il faut que je rappelle untel, pour le motiver sur ce projet. Vous savez que ce n'est pas ce que je préfère"
  • " Je suis lassé de devoir continuellement pousser cette équipe"
  • "J'ai vraiment besoin de me changer les idées"


Autant d'informations qui en disent long sur la motivation de cette personne à rester dans son poste. Une fois qu'elle eut raccroché, je me suis rapproché d'elle et lui ai suggéré que nous nous parlions quelques minutes. Ce dont elle ne se doutait en effet pas, c'est que justement, notre cabinet recherchait une personne de son expérience et de ses compétences pour l'un de nos clients... Après quelques minutes, nous avons convenu d'une rencontre plus formelle. Ce rendez-vous aura lieu la semaine prochaine, et sera certainement très prometteur, à la vue du CV qui m'a par la suite été transmis.


En conclusion, même si je n'aime pas quand les personnes téléphonent autour de moi, je dois admettre que, pour une fois, cette conversation aura été particulièrement enrichissante !